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HISTORIQUE DU TEXTE REÇU GREC
par Jean leDuc
«La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue la principale pierre
de l'angle? Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et elle écrasera celui
sur qui elle tombera.» - Luc 20 :17,18 (Bible de l’Épée)
Texte Reçu d'Érasme de Rotterdam
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HISTORIQUE DU TEXTE REÇU
CHAPITRE 1………………………………………………………………………. PG.5
LE DILEMME DES DEUX SOURCES
CHAPITRE 2………………………………………………………………………. PG.8
L’ORIGINE DU TEXTE REÇU
CHAPITRE 3……………………………………………………………………... PG.12
LE TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU
CHAPITRE 4……………………………………………………………………... PG.18
1) LES AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU
B) LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU
2) L’INSERTION DES TROIS TÉMOINS CÉLESTES
3) LES DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU
CHAPITRE 5……………………………………………………………………... PG.30
CORRUPTIONS DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE
1- LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
2- LA DOCTRINE DE L’EXPIATION
3- LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE
CHAPITRE 6……………………………………………………………………... PG.36
UN NOUVEL ENNEMI: LE NÉO-BYZANTISME
LES DIFFÉRENCES ENTRE LE TEXTE REÇU ET LE TEXTE BYZANTIN
LA CRITIQUE TEXTUELLE A - T - ELLE RAISON ?
LA PRÉSERVATION PROVIDENTIELLE
ÉRASME DE ROTTERDAM
L'HÉRÉSIE DU NÉO-BYZANTISME
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TEXTE REÇU ET TEXTE D'ALEXANDRIE
CHAPITRE 7……………………………………………………………………... PG.65
LES MASSORÈTES
CHAPITRE 8……………………………………………………………………... PG.68
MANUSCRITS
CHAPITRE 9……………………………………………………………………... PG.73
VERSIONS ANCIENNES
CHAPITRE 10……………………………………………………………………. PG.78
TEXTUS RECEPTUS ET LE TEXTE MAJORITAIRE
CHAPITRE 11……………………………………………………………………. PG.83
LES TEXTES MINORITAIRES
CHAPITRE 12……………………………………………………………………. PG.86
JOHN WILLIAM BURGON
CHAPITRE 13……………………………………………………………………. PG.89
CODEX SINAÏTICUS (ALEPH)
CHAPITRE 14……………………………………………………………………. PG.91
CODEX VATICANUS (B)
CHAPITRE 15……………………………………………………………………. PG.95
PLUS VIEUX ET MEILLEUR
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CHAPITRE 1
LE DILEMME DES DEUX SOURCES
Deux sources de textes grecs existent desquelles nous avons le Nouveau
Testament en langue française. La première source est le Texte Reçu
d’Érasme de Rotterdam (1516, 1519, 1522, 1527, 1535), et la deuxième est le
Texte Critique de Westcott et Hort (1881, 1904, 1965). Le Texte Reçu est
connu aussi comme le Texte Majoritaire, le Texte Traditionnel, le Texte
Authentique, le Texte Pur, le Texte des Réformateurs, le Texte Protestant. Le
Texte Critique est connu aussi comme Le Texte Minoritaire, le Texte
Alexandrin, le Texte Néologique, le Texte Pollué, le Texte Catholique. Le Texte
Reçu est nommé le Texte Majoritaire, car sa compilation représente la lecture
contenue dans la vaste majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament
qui sont présentement au-dessus de six mille. Cette majorité se nomme la
famille des manuscrits Byzantins. Dernièrement une nouvelle source fut
compilée de cette même famille qui se nomme le Texte Byzantin. A cause que
cette nouvelle source est utilisée par les érudits pour s’opposer au Texte Reçu,
nous n’utiliserons point cette désignation pour décrire le Texte Reçu dans ce
document. Il faut préciser que le Texte Reçu n’est pas le Texte Majoritaire,
Byzantin ou Traditionnel, mais que son contenu s’accorde avec la majorité des
manuscrits, fragments, parchemins, citations des Pères, et Lexiques. Le Texte
Byzantin est une nouvelle entreprise pour tenter de discréditer le Texte Reçu.
En ce qui concerne le Texte Critique, celui-ci se nomme le Texte Minoritaire
car sa compilation représente la minorité de tous les manuscrits grecs en
existence. Provenant de la famille des manuscrits Alexandrins, ce texte se
base particulièrement sur le Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus, deux des
manuscrits les plus corrompus et défectueux. Le Nouveau Testament dans
toutes nos Bibles françaises provient de ces deux sources. Du Texte Reçu
nous avons la Bible d’Olivetan, la Bible de l’Épée, la Bible de Genève, la Bible
Martin, et la Bible Ostervald. Toutes ces Bibles virent le jour entre 1535 et
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1724, et furent ré-éditées et révisées plusieurs fois par après. Du Texte
Critique nous avons la Bible de Jérusalem, la Bible Crampon, la Bible des
Moines de Maredsous, la Bible Liénart, la Bible TOB, la Bible Synodale, la
Bible Darby, la Bible Segond, la Bible N.E.G. ou Nouvelle Édition de Genève,
la Bible à la Colombe, la Bible du Semeur, la Bible Bayard, la Bible en Français
Courant, la Bible Traduction du Monde Nouveau, etc. Lorsqu’il est écrit dans la
Préface d’une Bible « Traduit selon les Originaux », ceux-ci sont pour le
Nouveau Testament soit le Texte Reçu ou le Texte Critique. Ils ne sont pas les
originaux écrits de la main des apôtres ou des premiers disciples. Ceux-ci
qu’on nomme les Autographes n’existent plus, nous en avons seulement que
des copies. Le Texte Original du Nouveau Testament se retrouve donc dans
les copies que nous avons dans la totalité des manuscrits grecs. A ceux-ci
viennent s’ajouter les manuscrits en latin dont le nombre est au-dessus de huit-
mille, en plus d’une multitude de manuscrits syriaques et autres en existence.
Pour la somme totale de son contenu, le Texte Reçu est complètement intégral,
il n’y manque aucune partie, aucun mot, aucun versets, ni aucun paragraphes.
Mais pour le Texte Critique, celui-ci est incomplet, il y manque plusieurs parties,
plusieurs mots, plusieurs versets et plusieurs paragraphes. En ce qui concerne
l’Inspiration, le Texte Reçu est entièrement inspiré dans toutes ses parties, mais
en ce qui concerne le Texte Critique, celui-ci est inspiré dans la mesure que ses
lectures s’accordent parfaitement avec le Texte Reçu, et dans la mesure de ses
déviations il n’est aucunement inspiré. Pour ce qui est de la Préservation du
texte, le Texte Reçu est préservé providentiellement de Dieu de génération en
génération. Mais le Texte Critique est préservé par l’érudition et la science de
l’homme dont les savants déterminent qu’elle est la Parole de Dieu pour nous. Il
importe aussi de remarquer que les érudits de la Critique Textuelle, et la grande
majorité des docteurs, théologiens, exégètes et pasteurs, ne croient aucunement
en l’inspiration du Texte Reçu ni de leur propre Texte Critique. Pour eux,
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seulement les Autographes furent inspirés et libres d’erreurs, et vu que ceux-ci
n’existent plus, il en advient que la validité de leur foi est basée sur une Bible
fantôme qui n’est plus « utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, et
pour instruire selon la justice » (2 Tim. 3 :16). Ils n’est donc pas surprenant qu’ils
affirment que les copies des originaux, leurs traductions et versions, ne sont pas
inspirés ni libres d’erreurs. Cette déviation malheureuse de la foi est causée par
le fait qu’ils attribuent l’inspiration aux auteurs et non au texte, contrairement à ce
que dit la Parole de Dieu : « Toute l’Écriture est divinement inspiré », et non «
Tous les auteurs sont divinement inspirés ». L’inspiration se rapporte aux lettres
(2 Tim. 3 : 15,16), et non à ceux qui les ont rédigés sous la direction de l’Esprit (2
Pi. 1 : 20,21). L’Écriture est la Parole vivante de l’Esprit de Christ qui habite dans
les lettres de sa révélation unique, et pour cela nous pouvons dire que « Toute
l’Écriture respire de Dieu ». De cette association organique engendrée par
l’omniprésence de Christ, l’Écriture est déclarée être la Parole de Dieu. C’est la
raison pour laquelle nous affirmons que le Texte Reçu est entièrement inspiré
dans son contenu, ses copies, ses traductions et versions, et nous n’avons point
honte de dire que nous avons encore aujourd’hui la Parole de Dieu entre nos
mains dont le texte entier respire de sa Sainte Présence.
Il est évident que nous ne pouvons avoir deux autorités pour notre foi, si l’une est
vrai l’autre est fausse. Nous faisons donc face à deux différents christianismes,
un qui proclame la Souveraineté de Dieu et l’autre la souveraineté de l’homme.
Conséquemment, nous avons aussi deux différentes églises, deux différents
évangiles, et deux différents Dieux.
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CHAPITRE 2
L’ORIGINE DU TEXTE REÇU
Le Texte Reçu ou Textus Receptus (T.R.) est le nom donné au premier texte
grec du Nouveau Testament imprimé en 1516. Le nom provient de l’œuvre des
frères Bonaventure et Abraham Elzivir qui mentionnèrent dans leur édition de
1633 : « Textum ergo habes, nunc ab omnibus receptum » « Voici maintenant
le texte reçu de tous ».
Sous la main gracieuse de Celui qui dirige et voit toutes choses du
commencement à la fin, Désidérius Erasmus nommé Érasme de Rotterdam, le
plus grand érudit de sa génération, plia le genoux et soumit sa grande puissance
intellectuelle et toutes ses études laborieuses à la préparation d’une édition du
Nouveau Testament Grec. Cette œuvre grandiose, une première dans l’histoire
de la race humaine, fut imprimée à Basle en 1516, un an avant la Réforme
Protestante. Elle fut accompagnée d’une traduction latine en parallèle dans
laquelle Érasme avait corrigé les erreurs de la Vulgate Latine, la Bible officielle
du Catholicisme. Ce fut un travail audacieux pour cette période de l’histoire. Il eut
une grande consternation dans plusieurs régions contre cette innovation
dangereuse. Son Nouveau Testament fut attaqué violemment, surtout des
autorités religieuses qui s’écriaient : « Pourquoi est-ce que le langage des grecs
schismatiques interférerait-il avec le Latin sacré et traditionnel ? Comment osé
faire des améliorations à la traduction Vulgate ? ». Il y avait un collège à
Cambridge, très fier de son caractère théologique, qui refusait d’admettre à
l’intérieur de ses portes la moindre copie de ce Nouveau Testament. Mais
l’éditeur put se réfugier sous le nom du pape Léo qui avait accepté que ce
volume lui soit dédié. Il ne faut pas oublier que le Catholicisme Romain dominait
fortement en cette période, et que la Réforme Protestante fut engendrée qu’une
année après lorsque Martin Luther traduisit en Allemand le Nouveau Testament
d’Érasme. Questionner la fidélité de la Vulgate Latine fut un crime magistral aux
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yeux de l’Église Catholique Romaine. Mais la Vulgate fut détrônée et ne pouvait
plus demeurer l’autorité absolue et exclusive, le Grec lui était grandement
supérieur, non seulement à cause de son antiquité mais aussi à cause de son
Texte Original. A ce temps, Érasme était à la tête de plusieurs érudits et hommes
de lettres. Il jouissait de l’estime du pape, de plusieurs prélats, et des chefs les
plus importants de l’Europe. Réfugié derrière un tel bouclier, il était en complète
sécurité, et il en était pleinement conscient, il alla ainsi d’avant avec son œuvre
grandiose. Érasme avait reçu plusieurs offres alléchantes de pensions et de
promotions, mais son amour pour ses labeurs intellectuels le porta à préférer une
pauvreté modeste qui lui donnait une parfaite liberté. En 1516, il habita à Basle,
où ses œuvres littéraires furent imprimées par Froben, et il travaillait diligemment
dans la correction des épreuves éditoriales de toutes ses œuvres classiques.
Mais l’œuvre particulière à laquelle le Seigneur l’avait appelé et équipé pour
accomplir, fut son Nouveau Testament Grec. Ainsi il fit pour le Nouveau
Testament ce que Reuchlin avait fait pour l’Ancien. Désormais les érudits et les
théologiens purent lire la Parole de Dieu dans la langue originale qu’elle fut
écrite, et successivement ils purent reconnaître la pureté des doctrines de la
Réforme. Reuchlin et Érasme donnèrent la Bible authentique aux érudits, et
Luther la donna au peuple.
Érasme de Rotterdam
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Au seizième siècle, Érasme était le géant intellectuel de l’époque. Il travaillait
incessamment, visitant des librairies, cherchant dans chaque recoin et dans
chaque cachette ce qui était profitable à son travail. Il collectionnait et comparait
constamment plusieurs œuvres, écrivant et publiant sans cesse livres après
livres. L’Europe fut bouleversée d’un bord à l’autre par ses livres dans lesquels il
exposait l’ignorance des moines, les superstitions de la prêtrise, et la bigoterie et
l’enfantillage de la religion de ce jour. Il classifia les manuscrits grecs et lu les
écrits des Pères à profusion. Mais c’est la coutume de nos jours de ceux qui
s’opposent et détestent la pureté des enseignements du Texte Reçu, de se
moquer et de discréditer Érasme et son Nouveau Testament Grec. Aucune
perversion n’est trop grande pour mépriser son œuvre qui se fit sous la
providence de Dieu. Pourtant l’Europe fut à ses pieds. A maintes reprises le roi
d’Angleterre lui offrit la position de son choix dans son royaume, et cela à son
propre prix. L’empereur de l’Allemagne fit de même. Le pape même voulu en
faire un cardinal. Mais il refusa toutes ces choses, ne voulant pas compromettre
sa conscience. En fait, s’il l’avait désiré, il aurait pu devenir pape. La France et
l’Espagne cherchèrent à en faire un citoyen de leur domaine, et la Hollande
l’acclama comme son résident le plus distingué. Lorsque son Texte Reçu du
Nouveau Testament Grec fut imprimé pour la première fois, tous purent
reconnaître la grande valeur de cette œuvre qui, pour au-dessus de quatre-cent
ans, détenait la position dominante dans les traductions de la Bible. Il fut traduit
en Allemand, en Anglais, en Français, en Espagnol, en Italien, en Portugais,
bref, en presque toutes les langues de l’Europe. Les critiques, dont aucun n’est
chrétien réel, tentèrent obstinément de discréditer les manuscrits grecs qu’il
utilisa, mais les ennemis d’Érasme et du Texte Reçu eurent de grandes
difficultés à maintenir leurs attaques contre la pure Parole de Dieu. Dire que le
Texte Reçu est la pure Parole de Dieu complètement inspirée et gardée sous sa
providence divine et souveraine, irrite leur esprit au plus haut point. Une telle
affirmation n’est point acceptable, elle est une insulte à leur intelligence.
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Refusant avec véhémence d’acquiescer à la lumière que Dieu répandait sur les
peuples enténébrés, ils préférèrent reconstruire la Parole de Dieu à leur façon et
à leur gré pour ne point perdre face et que l’accréditation de leur érudition soit
disgraciée et dénigrée. Ainsi vit le jour le Texte Critique ou Texte Néologique
dans le but précis de détrôné le Texte Reçu, de le faire chuter de sa position de
grâce. Ce fut comme si Christ avait été crucifié une autre fois par l’arrogance et
la folie des hommes. Mais puisque le Texte Reçu est la pure Parole de Dieu, il
convenait qu’il en soit ainsi afin qu’il ressuscite d’entre les lettres mortes du
Texte Minoritaire de l’érudition chimérique de ses ennemis. De nos jours, plus
que jamais, le Texte Reçu resurgit de nouveau parmi les peuples francophones
comme «une lumière qui brille dans les ténèbres», portant le sceau de Dieu
qu’aucun homme ne peut défaire. La résurgence et popularité de la Bible Martin,
de la Bible de Genève, de la Bible Ostervald, et de la Bible de l’Épée, en est
l’évidence indéniable. Le Texte Reçu est celui qui est reçu de tous les élus; le
Texte Critique est celui qui est accepté de tous les réprouvés. La différence entre
les deux est que «recevoir» est un verbe passif qui implique la démission et la
soumission à la Souveraineté de Dieu; tandis que «accepter» est un verbe actif
qui implique la révolte et l’agitation de la souveraineté de l’homme. Mais comme
l’apôtre Paul déclare à tous ceux que Dieu a choisis d’entre ce monde de
rébellion : «C’est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâce à Dieu de ce
que, recevant de nous la Parole de Dieu que nous prêchons, vous l’avez reçu,
non comme une parole des hommes, mais ainsi qu’elle l’est véritablement, la
Parole de Dieu, laquelle aussi agit avec efficacité en vous qui croyez» (1 Thess.
2 :13). Or, nous adorons et croyons au seul Dieu, qui est Souverain sur toutes
choses, particulièrement sur sa Parole; et en un seul Roi qui est l’autorité
suprême sur toutes choses, à savoir Jésus-Christ qui, par sa Sainte Présence,
demeure en nos cœurs et en sa Parole Vivante qui est le Texte Reçu.
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CHAPITRE 3
LE TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU
Érasme examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement
quelques-uns, car dans toute la masse des manuscrits grecs, ceux qu’il
sélectionna pour compiler son Nouveau Testament Grec, représentèrent, avec
quelques variations, le texte général ou Texte Traditionnel (Texte Majoritaire) qui
se trouve dans l’ensemble de tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne sont pas
tous identiques, les variations qui s’y trouvent sont mineures et superficielles
dans le genre de texte unique qu’ils représentent. En comparant soigneusement
les évidences et en sélectionnant avec sagesse son matériel sous la providence
de Dieu qui le guidait, Érasme confirma la direction divine qui mit à la lumière le
Texte Authentique de la Parole de Dieu. Il est vrai qu’il n’avait pas accès à tous
les manuscrits que nous avons de nos jours. Des centaines de nouveaux
manuscrits furent découverts depuis la compilation du Texte Reçu, qu’Érasme et
aucun Réformateur n’ont jamais vus. Considérant aussi que la science moderne
de l’informatique contribue grandement à l’étude et à la comparaison de tout ce
matériel, il est étrange de voir que toutes nos nouvelles découvertes supportent
en grande majorité les lectures du Texte Traditionnel sélectionnées par Érasme,
quatre-cent quatre-vingt neufs ans après sa première parution. En plus,
considérant toute la complexité et les énormes difficultés de tout ce travail qui est
impossible à un seul homme, qui ne peut voir l’intervention de Dieu dans tout
ceci, afin que nous puissions avoir sa Parole intégrale qu’il nous a préservée et
destinée. Mais il est vrai que même avec toute la science que nous possédons
de nos jours, que nous ne pouvons encore rendre la vue à un aveugle. Ainsi il va
toujours avoir des obstinés qui s’opposent à la providence souveraine de Dieu,
croyant qu’ils sont maître de leur propre destin lorsqu’ils ne sont même pas en
contrôle de leur propre souffle qui donne la vie à leur corps. Ce vieux dicton
s’avère de plus en plus vrai dans ce domaine : «On peut amener une mule à
l’eau, mais on ne peut la faire boire». Les mules sacrées de la Critique Textuelle
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persistent dans leurs égarements et induisent en erreur des milliers de gens,
mais ils finiront par se noyer dans l’eau pure qu’ils refusent de boire, car «la
pierre maîtresse que Dieu a posé, et qu’ils ont rejeté, est celle qui les écrasera»
(Matt. 21 :42; Marc 12 :10,11 : Luc 20 :17,18).
Érasme traduisit le Grec en une version latine en 1505-1506, et il produisit par
après cinq différentes éditions de son Nouveau Testament Grec en lesquelles il y
avait un nombre d’améliorations et de corrections. Son édition de 1516 fut dédiée
au pape Léo X; celle de 1519 fut une révision du Grec et du Latin; celle de 1522
est notable par son ajout de 1 Jean 5 :7; celle de 1527 était en trois colonnes, le
Grec, la Vulgate, et une traduction en Latin produite par Érasme; et dans la
dernière de 1535, il avait enlevé la Vulgate. Lorsqu’il vint habiter à Basle en juillet
1515, pour débuter son travail sur sa première édition du Texte Reçu, Érasme
découvrit cinq manuscrits grecs du Nouveau Testament parés pour son
utilisation. Ils sont désignés par les numéros suivant : « 1 », un manuscrit du 11ie
siècle qui contenait les Évangiles, les Actes et les Épîtres; « 2 », un manuscrit du
15ie siècle qui contenait les Évangiles; « 2ap », un manuscrit du 12ie-14ie siècle
qui contenait les Actes et les Épîtres; « 4ap », un manuscrit du 15ie siècle qui
contenait les Actes et les Épîtres; et « 1r », un manuscrit du 12ie siècle qui
contenait l’Apocalypse.
Texte d'Érasme de Rotterdam
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Le fait que le Texte Reçu fut basé seulement sur quelques manuscrits tardifs
découverts par Érasme à Basle, est la chose qui lui est la plus reprochée. Selon
la critique du naturalisme, ceci n’était qu’une malheureuse coïncidence. Mais
ceux qui détiennent une telle attitude indiquent par cela qu’ils n’ont aucune foi
dans la providence de Dieu, et qu’ils ne croient aucunement à sa Souveraineté ni
en sa Toute-Puissance. Lorsque nous regardons cette circonstance dans une
juste perspective, nous ne pouvons que voir le plan divin derrière tous les
évènements qui se sont déroulés, et qui engendrèrent la Réforme et les
doctrines de la grâce de la T.U.L.I.P.E. divine. Le texte publié par Érasme n’était
pas le sien, mais fut tiré virtuellement sans modifications des manuscrits que
Dieu avait placés providentiellement à sa disposition. Érasme n’était pas maître
de la situation, tout ce qui se produisit arriva comme Dieu l’avait déterminé pour
la gloire de son nom. Par coïncidence ou plutôt par Dieucidence, ces manuscrits
furent du type traditionnel de la famille Byzantine, et ce fut cette Dieucidence qui
déclencha la Réforme et nous donna la Bible en notre langue. Les chrétiens
francophones modernes n’ont aucune idée, pour la grande part, de l’importance
capitale de ceci. En fait, il est triste de voir que la majorité ne connaissent rien de
l’origine de leur Bible qui est la source de leur foi, ni rien ou très peu de la
Réforme qui a fait pénétrer la lumière de la vérité dans les cœurs troublés. Sans
le Texte Reçu et sans la Réforme nous serions encore sous la domination
tyrannique du Catholicisme, nous n’aurions pas la Bible entre nos mains, et nous
ne connaîtrions rien de nos droits et libertés dont nous jouissons présentement
dans nos nations modernes, car celles-ci n’auraient jamais vu jour. Il est grand
temps que nous cessions de négliger notre patrimoine spirituel, et que nous le
défendions à tous prix contre le Texte Critique, ses traductions et versions qui
sont qu’une approximation de la Parole de Dieu, conçue dans le but spécifique
pour diluer la foi et pervertir la vérité.
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Dieu œuvre providentiellement à travers des êtres humains pécheurs et faillibles,
et ainsi sa direction providentielle a ses côtés divin et humain. Ces éléments
humains furent très évidents dans la première édition du Texte Reçu en 1516.
Pour une chose, le travail fut tellement hâtif que le texte fut défiguré par un grand
nombre d’erreurs typographiques. Ces fautes d’imprimerie furent toutefois
corrigées par Érasme lui-même dans ses éditions successives, et par plusieurs
autres éditeurs qui suivirent et qui avaient à cœur cette œuvre majestueuse.
Elles ne sont donc pas un facteur qui doit être pris en considération pour donner
une juste estimation de la valeur magistrale du Texte Reçu.
La chose pour laquelle Érasme fut critiqué sévèrement était sa manière d’agir
avec le dernier chapitre de l’Apocalypse. Son manuscrit, « 1r », avait été mutilé
vers la fin du texte et les versets 16 à 21 du chapitre 22 furent perdus. En plus,
son texte dans d’autres endroits fut difficile à distinguer des commentaires
d’André de Césarée dans lesquels il fut inséré. Érasme rectifia cette déficience
de son manuscrit en retraduisant la Vulgate Latine en Grec. Dans sa quatrième
édition de son Nouveau Testament Grec en 1527, il corrigea beaucoup de cette
traduction qu’il avait fait à partir du Latin, en faisant une comparaison avec la
Bible Multilingue (Complutensian Polyglot) que le cardinal Ximènes d’Espagne fit
paraître en 1522. Mais par inadvertance, il en oublia une certaine partie qui fut,
en toute probabilité, corrigée plus tard par soit Estienne ou Théodore de Bèze,
qui firent plusieurs éditions du Texte Reçu sur la base de quelques manuscrits
supplémentaires qu’ils purent se procurer selon la providence de Dieu.
Évidemment les érudits de la Critique Textuelle naturaliste et leurs adeptes ne
manquèrent point d’attaquer Érasme et le Texte Reçu pour cette indiscrétion
qu’ils déclarèrent inacceptable. Mais ils se refusent eux-mêmes de mentionner
que leur propre Texte Critique ou Néologique est basé sur un Codex défectueux,
le Codex Vaticanus, d’où nous voyons dans son Nouveau Testament qu’il y
manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20 où se trouve une espace libre qui indique
15
que ces versets furent retranchés; Rom. 16 :24; les Épîtres de 1 et 2 Timothée
au complet, ainsi que celle de Tite; Héb. 9 :15 à 13 :25; et tout le livre de
l’Apocalypse. Ils tentèrent de rectifier ces défectuosités avec le Codex Sinaïticus
qui contient un texte corrompu et qui donne l’évidence d’altérations de la main de
dix différents scribes. Non mieux que le premier, nous voyons dans le Nouveau
Testament de celui-ci qu’il y manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20 où lui aussi
contient une espace libre montrant que ces versets s’y trouvèrent mais furent
enlevés; Jean 5 :4; 8 :1-11; Actes 8 :37; Rom. 16 :9-20; 1 Jean 5 :7; et une
douzaine d’autres versets. Il s’ensuit que pour compléter leur Texte Critique,
qu’ils durent emprunter des lectures au Texte Reçu, ce qui servit à dissimuler
leur intentions de falsifier la Parole de Dieu. Les évidences de ceci se voient
surtout dans la Bible Darby qui a pour base ce Codex découvert dans les
ordures du monastère Sainte Catherine, situé aux pieds du mont Sinaï, où les
moines s’en servirent pour allumer leur feu. Les notes de bas de page de cette
Bible indiquent clairement qu’elle suivait le Texte Reçu avant cette découverte,
mais qu’elle retrancha un grand nombre de ses lectures pour accommoder ce
Codex pollué et défectueux qu’elle prétend supérieur à celui que Dieu nous a
préservé par sa providence divine dans la grande majorité des anciens
manuscrits. Aussi nous voyons dans la Bible Segond, dont le Nouveau
Testament est basé sur le Codex Vaticanus, que celle-ci n’avait pas le choix
d’emprunter les lectures du Texte Reçu pour combler ses lacunes. Elle indique
cela par des mots et des passages comme Marc 16 :9-20 et Jean 8 :1-11 qu’elle
place entre [crochets] pour montrer qu’ils ne font point partie de son texte original
basé sur les plus anciennes duperies. Les lecteurs non conscients de cela sont
dupés instantanément croyant que la Segond est une Bible fidèle. En fait, la
Segond contient au moins 177 altérations qui falsifient le sens de l’original, et il
existe environs 300 divergences entre elle et le Texte Reçu dont certaines sont
plus sérieuses que d’autres. Le Nouveau Testament du Vingtième Siècle, édition
anglaise, traduction officielle et directe du Texte Critique des apostasiés Westcott
16
et Hort, la pire profanation et mutilation de la Parole de Dieu en existence, est
plus honnête dans sa présentation du texte que la Bible Darby, la Bible Segond,
et toutes les versions modernes de la Bible. Au moins nous ne retrouvons pas
dans ce Nouveau Testament des passages comme Jean 8 :1-11 et plusieurs
autres, car ils furent complètement enlevés.
Ceux qui se concentrent sur ces facteurs humains dans la compilation et révision
du Texte Reçu d’Érasme de Rotterdam, la rectification de son manuscrit et son
indiscrétion dans la correction partielle de sa traduction, négligent encore une
fois la providence de Dieu, du Dieu Tout-Puissant en qui ils prétendent croire.
Dieu avait établit un temps limite pour la parution du Texte Reçu, car un an après
la Réforme fut déclenchée dans la ville de Wittenberg par Martin Luther. Il fut
extrêmement important que le Nouveau Testament Grec soit publié
premièrement dans une forteresse future du Protestantisme, plutôt qu’en
Espagne qui fut la terre de l’Inquisition Papale.
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CHAPITRE 4
LES AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU
Le Dieu qui nous amena d’une manière sécuritaire le Nouveau Testament à
travers la période des manuscrits médiévaux et anciens, n’hésita en aucune
façon lorsque vint le temps de transférer le texte de sa Parole sur la page
imprimée moderne. Comme il fut dit antérieurement, le Texte Reçu et le Texte
Byzantin ou Traditionnel, sont virtuellement identique. Toutefois ils diffèrent en
quelques endroits. Le fait que le Texte Byzantin contienne certaines lectures qui
ne se trouvent point dans le Texte Reçu, en a poussé quelques-uns à mettre
l’emphase sur le Texte Traditionnel comme représentant plus précisément le
Texte Original que le Texte Reçu. Il importe donc de spécifier de nouveau que le
Texte Reçu n’est pas le Texte Byzantin, mais qu’il représente la majorité des
lectures contenues dans le Texte Traditionnel. Il faut souligner le fait indéniable
et capital que le Texte Reçu est celui qui fut choisi de Dieu pour déclencher la
Réforme, et non le Texte Byzantin. Cela dit, il est évident que le Texte Reçu
contient lui aussi des lectures qui ne se trouvent point dans la masse des
manuscrits de la famille Byzantine.
- LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU
Ce n’est pas un secret qu’Érasme, influencé par l’usage du Latin dans l’Église
qu’il grandit depuis sa jeunesse, suivit parfois le texte de la Vulgate Latine plutôt
que le Texte Grec Traditionnel qu’il avait devant lui. Mais, est-ce que les lectures
du Latin qu’Érasme introduisit dans le Grec sont nécessairement fausses?
Aucun croyant sérieux qui étudie la Bible ne ferait une telle affirmation, car le
sujet est irréaliste et complètement ridicule. Il est entièrement impossible que la
providence divine, qui nous préserva le texte du Nouveau Testament durant la
longue période des manuscrits, flanche à la dernière minute lorsque le texte fut
introduit sur les presses de l’imprimerie. Puisque le Texte Reçu est le texte du
Nouveau Testament qui nous fut préservé par la divine providence, il en advient
18
que les lectures spécifiques de la Vulgate Latine qui y furent introduits, furent les
lectures authentiques de l’Autographe Original qui furent préservés dans les
manuscrits latins, utilisés particulièrement par l’Église Italique (Ac. 10 :1; Héb.
13 :24) d’où vient précisément l’Église Vaudoise. Il est très bien reconnu que les
Autographes Originaux furent traduits en vieux latin des manuscrits en
provenance d’Antioche vers l’an 160 dans une version qui se nomme la Vestus
Itala, et que Jérôme tenta de modifier cette version dans sa Vulgate Latine pour
la rendre conforme aux textes pollués d’Alexandrie compilé par Origène dans
son Hexapla où il rédigea la Septante Grec. La tentative de Jérôme ne fut pas
entièrement couronnée de succès, et depuis il demeure dans la Vulgate Latine
des lectures originales qui ne furent point altérées ni retranchées. Il n’y a aucun
doute qu’Érasme fut guidé par la providence de Dieu dans sa sélection des
lectures contenues dans la Vulgate Latine pour qu’elles soient incorporées dans
le Texte Reçu. Ainsi Dieu corrigea le peu d’irrégularité d’importance qui
demeurait encore dans la majorité des manuscrits du Texte Traditionnel. Ce fut
vraiment la providence spéciale de Dieu que le Texte Grec du Nouveau
Testament fut premièrement imprimé non dans l’Est, mais en Europe de l’Ouest,
où l’influence et l’usage du Latin furent considérables. Ainsi la parution du Texte
Reçu ne fut point un accident ou une coïncidence, ni un recul, mais un pas
d’avant dans la préservation providentielle du Texte Original du Nouveau
Testament.
Les suivantes sont les lectures les plus reconnues de la Vulgate Latine qui furent
placées dans le Texte Reçu sous la direction de la providence de Dieu, et ainsi
elles doivent être retenues car elles portent le sceau de Dieu. Comme vous
remarquerez, plusieurs de ces lectures se trouvent aussi dans les versions de la
Bible dont le Nouveau Testament provient du Texte Critique. Elles sont
généralement placées entre [crochets] dans le texte de ces versions:
19
• Matt. 10 :8 - «ressuscitez les morts».
• Matt. 27 :35 - «afin que ce qui a été dit par le prophète s’accomplit : Ils
se sont partagé mes habits, et ils ont tiré ma robe au sort».
• Jean 3 :25 - «Or, il y eut une dispute entre les disciples de Jean et les
Juifs, touchant la purification».
• Ac. 8 :37 - «Et Philippe lui dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela t’est
permis. Et il dit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu».
• Ac. 9 :5 - «il te serait dur de regimber contre les aiguillons».
• Ac. 9 :6 - «Alors, tout tremblant et effrayé, il dit : Seigneur, que veux-tu
que je fasse? Et le Seigneur lui dit :».
• Ac. 20 :28 - «l’Église de Dieu».
• 1 Jean 5 :7 - «Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le
Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un».
- L’INSERTION DES TROIS TÉMOINS CÉLESTES
Le passage de 1 Jean 5 :7 qui constitue l’ajout des trois témoins célestes, est la
lecture la plus célèbre de la Vulgate Latine insérée dans le Texte Reçu. Cette
insertion particulière, qui engendra une grande controverse, doit être reçue par la
foi comme étant authentique et légitime. Comme il fut mentionné précédemment,
la compilation du Texte Reçu contient un aspect divin et un aspect humain, tout
comme la Réforme Protestante ou n’importe quelle œuvre de la providence de
Dieu. Lorsque nous considérons l’insertion des trois témoins célestes, nous
voyons ces deux aspects à l’œuvre. Dans l’aspect divin, Dieu dirigea Érasme
sous sa divine providence à sélectionner cette lecture de la Vulgate Latine et à
l’insérer dans le Texte Reçu. Dans l’aspect humain, nous voyons qu’Érasme
n’ajouta pas les trois témoins célestes dans la première édition de son Nouveau
Testament Grec de 1516, sous la base que cette lecture se trouvait uniquement
dans la Vulgate Latine et non dans aucun manuscrits grecs connus de ce temps.
Mais pour réconforter les cris d’indignations qui s’élevèrent, il déclara qu’il était
20
pour ajouter ce passage si on pouvait lui présenter un seul manuscrit Grec qui la
contenait. Lorsqu’un tel manuscrit fut découvert peu après, il inséra ce passage
controversé dans sa troisième édition de 1522, et ainsi cette lecture trouva une
place permanente dans le Texte Reçu. Le manuscrit utilisé pour renverser sa
position semble être le numéro «61», un manuscrit du 15ie ou 16ie siècle qui se
trouve maintenant au «Trinity College» dans la ville de Dublin en Irlande.
Plusieurs critiques croient que ce manuscrit fut écrit à Oxford vers 1520 dans le
but spécifique de renverser la décision d’Érasme, ce qu’Érasme lui-même
suggéra dans ses notes. Mais la lecture des trois témoins célestes ne se trouve
point uniquement dans ce manuscrit suspect de ce temps, il se trouve aussi dans
le Codex Ravianus, dans la marge du manuscrit «88», et dans celui du manuscrit
«629». Même si l’évidence de ces trois manuscrits n’est pas regardé comme
suffisante par les critiques sceptiques, six autres manuscrits furent découverts
qui contiennent le passage des trois témoins célestes, le «61», le «88mg», le
«429mg», le «629», le «636mg», et le «918». En plus, il fut confirmé par après
que ce passage se retrouve aussi dans le «634mg», dans «omega 110, 221, et
2318», dans les lectionnaires «-60» et «173», ainsi que dans les écrits de quatre
Père de l’Église : Tertullien, Cyprien, Augustin, et Jérôme. Ceci est amplement
d’évidences pour démontrer que le passage des trois témoins célestes est
authentique. Plusieurs passages furent reconnus comme authentiques sur la
base de moins de preuves que ceci. Plus les recherches se poursuivent dans
l’étude des anciens manuscrits, plus il se trouve d’évidences que ce passage
controversé des trois témoins célestes dans 1 Jean 5 :7 provient des
Autographes. Ainsi, quoique fut la cause de son insertion dans le Texte Reçu, en
dernière analyse nous pouvons être complètement assurés que ce ne fut pas
une duperie conçue dans le but de tromper les enfants de Dieu, mais que ce
passage fut ajouté sous la direction infaillible de la providence de Dieu et qu’il
doit être retenu et reçu comme faisant partie du Texte Original des Autograpĥes.
La providence et les évidences témoignent de son authenticité.
21
Au niveau des manuscrits en Latin, l’évidence pour l’existence primitive du
passage des trois témoins célestes se trouve dans une multitude de versions
latines, et dans les écrits des Pères de l’Église Latine. Il fut confirmé par
Scrivener en l’an 1883, que ce passage fut cité par Cyprien en l’an 250. Aussi,
incontestablement, ce passage se retrouve dans les écrits de deux évêques
espagnols du 4ie siècle, Priscillien et Idacius Clarus, qui eurent la tête tranchée
par l’empereur Maximus. Au 5ie siècle, ce passage fut cité par plusieurs
écrivains orthodoxes de l’Afrique qui montèrent une défensive pour la doctrine de
la Trinité. Vers la même période, il fut cité par Cassiodorus en Italie. Ce passage
se trouve aussi dans le manuscrit «r», un manuscrit en vieux latin du 5ie siècle,
et dans le Speculum, un traité qui contient le texte en vieux latin. Toutefois il ne
fut pas inclus dans l’édition originale de la Vulgate Latine de Jérôme, mais fut
ajouté dans son texte vers l’an 800 à partir des manuscrits en vieux latin qui
datent avant la Vulgate. Il se trouva par après dans la grande masse des
manuscrits de la Vulgate Latine. Donc, sur la base des évidences externes, nous
voyons que ce passage disparu d’une manière mystérieuse du texte des
manuscrits en Grec pour être préservé dans le Latin. Les érudits réprouvés de la
Critique Textuelle Néologique qui refusent l’authenticité de ce passage, déclarent
qu’il est l’interpolation d’une interprétation trinitaire de 1 Jean 5 :8. Mais leur point
de vue est invalide par le fait que la formule populaire de la Trinité est «le Père,
le Fils, et le Saint-Esprit», et non «le Père, la Parole, et le Saint-Esprit» comme
l’atteste 1 Jean 5 :7 qui, par son unité des trois témoins célestes contredit la
division de Dieu en trois personnes. Ceci est un fait remarquable qu’il ne faille
point oublier, car pourquoi un tel passage serait-il inclus dans les manuscrits en
Latin de l’Église Latine s’il n’était pas authentique, car il défait sa théologie
trinitaire ontologique et sûrement il aurait été enlevé des manuscrits de la
Vulgate Latine à cause de cela. Nous réalisons ainsi pourquoi Érasme hésita un
instant avant d’ajouter ce passage qui contredit la foi trinitaire dans laquelle il fut
éduqué depuis sa jeunesse, et pourquoi ce passage engendra une si grande
22
controverse non seulement au niveau du Catholicisme qui le retrancha de ses
versions modernes, mais aussi du Protestantisme qui fait de même. En fait, de
nos jours, presque tout le Protestantisme s’est prostitué au Catholicisme par le
truchement de l’œcuménisme qui supporte fortement le Texte Critique, et dont le
pire ennemi est le Texte Reçu qu’ils ont en aversion.
La raison principale pour laquelle 1 Jean 5 :7 se trouve dans peu de manuscrits
en Grec, quoiqu’il s’en découvre de plus en plus, se rapporte à l’hérésie du
Sabellianisme entre les années 200-270. Sabellius avait repris le Modalisme
Patricien de Noët et Praexas en y ajoutant le Saint-Esprit. Le Modalisme
enseignait que le Père et le Fils étaient identique, une seule Personne, mais
selon Sabellius ces modes d’existences étaient consécutifs et intérimaires. Selon
ce concept, Dieu existait en tant que Père, mais lorsqu’il devint Fils, il cessa
d’être Père; de même le Fils, lorsqu’il devint le Saint-Esprit, cessa d’être Fils.
Ceci avait pour effet d’annuler l’existence éternelle du Fils de Dieu et de renier sa
divinité. Cette attaque dangereuse à la divinité éternelle du Seigneur Jésus-
Christ dans son caractéristique éternel de Fils, fit que le passage des trois
témoins célestes de 1 Jean 5 :7, de par son unité des caractéristiques
personnels de Dieu, ne fut plus favorisé par les chrétiens orthodoxes qui
divisaient Dieu en trois personnes distinctes. Ainsi on remplaça une hérésie par
une autre. Puisque l’Orthodoxie avait la suprématie dans l’Église Grecque de
l’empire Byzantin, le passage de 1 Jean 5 :7 fut considéré comme un ajout
hérétique du Sabellianisme et supprimé des manuscrits grecs alors existants. Il
en advient que ces manuscrits mutilés furent recopiés graduellement pour former
la masse des manuscrits Byzantins, mais que la lecture authentique fut
préservée dans la lignée des manuscrits latins. Cette succession latine débuta
avec la Vestus Itala à la Vulgate Latine, jusqu’à la version latine utilisée par
Érasme. Même que nous retrouvons 1 Jean 5 :7 dans la version Knox de la
Vulgate Latine de 1963, qui contient une note de bas de page disant : «Ce verset
23
ne se trouve point dans aucun bon manuscrit Grec, mais les manuscrits latins
ont probablement préservé le bon texte». Mais comme nous avons vu, il est hors
de toutes probabilités que les manuscrits latins ont préservé le texte authentique.
Plusieurs attribuent le manque de ce passage à une omission malheureuse due
à l’indiscrétion des copistes, mais une crise théologique semble plutôt à l’origine
de son exclusion, car seulement un conflit majeur comme celui engendré par le
Sabellianisme, aurait pu être la cause que des scribes orthodoxes sans
scrupules l’auraient retranché pour protéger leur doctrine de la Trinité
Ontologique. C’est la raison pour laquelle ce passage fut préservé dans les
textes latins de l’Afrique du Nord et de l’Espagne, où l’influence du Sabellianisme
se faisait moins ressentir. Quoique la vaste majorité des manuscrits grecs
représentent fidèlement le Texte Original inspiré, le texte des manuscrits latins
préserva sous la providence de Dieu plusieurs lectures des Originaux dont le
passage de 1 Jean 5 :7 en fait partie. Il est donc hors de tout doute que ce
passage est authentique et entièrement inspiré de Dieu qui l’a protégé et gardé
pour nous sous sa divine providence.
-LES DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU
Le lecteur attentif s’apercevra qu’il existe des différences mineures entre le
Nouveau Testament de la Bible Martin et celui de la Bible Ostervald dont les
deux sont basé sur le Texte Reçu. Nous ne parlons point ici des différences de
traductions qui sont nécessaires pour éclaircir le texte du à la flexibilité de la
langue. Celles-ci sont légitimes, car un mot dans l’original porte généralement
plusieurs significations comme il est ainsi dans notre langue. Par exemple, le mot
«hypocrisie» peut être traduit dans différents contextes par des termes connexes
comme «Affectation, déloyauté, dissimulation, duplicité, fausseté, fourberie,
tromperie», chacun d’eux représentant fidèlement le terme original. La traduction
n’affecte aucunement l’inspiration, elle donne simplement aux termes originaux
des expressions plus précises en utilisant des mots variés qui se basent tous sur
24
le sens original dans ses différentes applications. Puisqu’un mot peut avoir
différentes significations, une traduction est inspirée dans la mesure que ces
mots représentent la vérité dans un contexte donné. Ainsi un traducteur peut
traduire un mot d’une telle façon dans une Bible et un autre traducteur peut
traduire le même mot d’une différente façon dans une autre Bible. Les deux sont
la traduction d’un même mot original et peuvent ainsi représenter différents
aspects d’une même vérité et donner différentes profondeurs au sens original.
Les deux sont inspiré dans la mesure de leur exactitude au sens réel et original.
Qu’une personne soit d’accord ou non avec les termes utilisés par un traducteur
n’enlève rien à leur inspiration, car ce n’est point le rédacteur qui est inspiré mais
les lettres (2 Tim. 3 :15,16). L’Esprit de Christ habite dans les lettres qui forment
des mots, dans des mots qui forment des concepts, et dans des concepts qui
forment des doctrines. La Bible est le Temple de Dieu, un temple construit de
mots en lequel habite l’Esprit de sa Sainte-Présence. Ceux qui refusent de
reconnaître l’inspiration d’une traduction ou qui disent qu’aucune traduction est
parfaite, n’ont aucune notion de l’inspiration ni de la perfection ou manquent d’en
comprendre la profondeur de la signification. Selon eux rien n’est parfait en ce
monde et ainsi la Bible même serait imparfaite, et de cela Christ lui-même serait
imparfait. Ils négligent que Dieu n’est pas limité par les défauts du langage
humain ni par les faiblesses d’un traducteur, et que sa Parole demeure inspirée
ou vivante dans les différentes expressions utilisées pour l’exprimer. Le mot
«perfection» n’implique pas nécessairement un état d’être d’une pureté et
sainteté sublime et inaccessible en ce monde, car il porte la notion aussi de «ce
qui est complet ou intégral», comme dit le Dictionnaire Larousse : «de ce qui
représente toutes les caractéristiques propres à sa catégorie, à son espèce». Il
ne faut pas oublier que dans la traduction il existe toujours deux facteurs, divin et
humain, et qu’un traducteur est dirigé dans la sélection des termes appropriés
selon son arrière plan théologique et social, selon le contexte historique, et selon
la flexibilité du langage. Ces choses n’enlèvent rien à l’inspiration et à la
25
perfection des Saintes-Écritures, plutôt elles affirment que la Parole de Dieu est
vivante et qu’elle s’adapte au langage humain afin d’être comprise des hommes
dans leurs contextes culturels. Là où l’inspiration est affectée est dans les
divergences qui se trouvent entre le Texte Reçu et le Texte Néologique.
Texte d'Estienne
26
Une des différences la plus remarquable entre ces deux versions de la Bible se
trouve dans Actes 16 :7 où nous voyons que la Martin porte la lecture «l’Esprit de
Jésus» et l’Ostervald porte «Esprit» seul. Ces différences sont occasionnées par
le fait qu’il existe vingt-huit différentes éditions du Texte Reçu publiées par cinq
différents hommes, et aussi par le fait que les éditions finales et officielles de
Scrivener de 1894-1902, n’existaient point lors de la parution de ces deux
versions de la Bible des Réformateurs francophones. Comme nous avons vu
précédemment, Érasme publia cinq différentes éditions du Texte Reçu : 1516,
1519, 1522, 1527, et 1535. Le grand éditeur et imprimeur, Robert Estienne,
connu sous le nom latin de Stéphanus, fut le premier à introduire la division du
Nouveau Testament en versets. Il publia quatre différentes éditions du Texte
Reçu Grec. Les deux premières apparurent en 1546 et 1549. La troisième,
publiée en 1550, fut la première édition du Nouveau Testament Grec qui
contenait une liste des lectures variées. Estienne utilisa 15 manuscrits
supplémentaires dans cette édition dont un fut le Codex de Bezae. Une nouvelle
édition fut publiée aussi en 1551, mais ce fut celle de 1550 qui fut fréquemment
réimprimée et qui devint l’édition générale du Texte Reçu jusqu’à l’apparition de
celles de Scrivener. Cette édition de 1550 fut connue comme l’Édition Royale.
Par après, Théodore de Bèze, collaborateur du grand Réformateur francophone,
Jean Calvin, publia dix éditions du Texte Reçu Grec, la dernière apparaissant
après sa mort. Les éditions «en folio» apparurent en «1565, 1582, 1588, et 1598.
Les éditions en «octavio» parurent en «1565, 1567, 1580, 1590, et 1604». Bèze
fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits qu’il utilisa dans ses éditions
du Texte Reçu, et confondit le monde avec le Texte Authentique des apôtres.
Les frères Bonaventure et Abraham Elzévir produisirent sept éditions du Texte
Reçu Grec. Ce fut de leur deuxième édition que nous avons le nom de «Texte
Reçu», désignation qui fut adoptée pour décrire toutes les différentes éditions du
Nouveau Testament Grec basé sur le Texte Traditionnel de la famille des
manuscrits Byzantins, compilés sous la providence de Dieu par Érasme de
27
Rotterdam. Finalement, F.H.A. Scrivener, collaborateur du célèbre champion du
Texte Traditionnel, J.W. Burgon, deux des plus grands défenseurs qui
combattirent directement contre les fausses théories des critiques textuels qui
formulèrent le pseudo Nouveau Testament du Texte Néologique, publia deux
éditions du Texte Reçu Grec à l’université de Cambridge, une en 1894 et l’autre
en 1902. Le texte de la dernière édition de Scrivener est le dernier dans la
longue chaîne des éditions du Texte Reçu Grec. Il met le sceau officiel au Texte
Authentique du Nouveau Testament Grec, et devient ainsi la base de toutes les
traductions futures du Texte Reçu Grec. Dans toutes les différentes versions de
la Bible françaises, la nouvelle Bible de l’Épée, reprise de celle de Jean Calvin
de 1540, est la seule présentement à suivre le texte de Scrivener, quoique sa
traduction diffère grandement de toutes les versions de la Bible des
Réformateurs en plusieurs endroits.
28
La Bible de l’Épée, Version leDuc, est la première Bible dans toute l’histoire des
traductions à traduire les mots translittérés, c’est-à-dire, les mots Hébreu et Grec
qui furent adoptés en notre langue sans être traduit, ex : «Chérubin, baptiser,
baptême, Église, Satan, Diable, démons, ange, etc.» Elle est aussi la première à
porter une traduction étymologique contextuelle dans les premiers chapitres de
la Genèse, et son texte entier est aligné sur la célèbre Bible anglaise, la King-
James. Un des éléments remarquables de cette Bible est qu'elle enlève dans
son Nouveau Testament beaucoup de préposition, conjonction et articles qui ne
se trouvent point dans le Texte Original mais qui furent souvent ajouté par les
traducteurs dans des buts grammaticaux et doctrinaux. Cela évidemment
donne différents sens à plusieurs passages et précise davantage l'enseignement
qui s'y trouve. Pour cette franchise et loyauté elle s'est fait un grand nombre
d'ennemis qui n'apprécient aucunement qu'elle soit à l'encontre des principes de
l'orthodoxie dans lesquels ils sont depuis si longtemps habitués. Elle porte aussi
un grand nombre de synonymes qui éclaircissent davantage la compréhension
du texte, ainsi que des agencements grammaticaux et contextuels en italique qui
n’infèrent point leur présence dans les Originaux. Bref, elle est une traduction
excellente, honnête et précise, un courant d’air frais par rapport aux traductions
stéréotypées ou traditionnelles. Récemment elle fut publiée en format livre de
trois volumes, et l’éditeur, qui y a travaillé au-dessus d’une trentaine d’années,
en fait un cadeau à son peuple en laissant les volumes aux prix coûtant.
Quoiqu’il en soit, nous vous conseillons de vous procurer et de lire une Bible
dont le Nouveau Testament est basé sur le Texte Reçu Grec. Vous pouvez les
identifier facilement par l’inclusion du passage des trois témoins célestes dans 1
Jean 5 :7. En format livre, votre choix se portera donc maintenant soit sur la
Bible Martin, sur la Bible Ostervald, ou sur la nouvelle Bible de l’Épée.
29
CHAPITRE 5
CORRUPTIONS DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE
Malheureusement, l’approche critique envers la Bible, évidente depuis le 19ie
siècle avec la compilation de pseudo Nouveau Testament Grec ou Texte
Néologique des apostasiés Wescott et Hort publié en 1881, continua d’être la
philosophie dominante au 20ie siècle. A la lumière des prophéties et des
avertissements de la Bible concernant l’apostasie ou le renversement de la foi,
ce phénomène ne nous surprend pas. C’est sur cette fondation nébuleuse que
repose toutes les versions modernes de la Bible. Ce Texte Critique du Nouveau
Testament Grec fut publié en deux différentes éditions connues comme «le
Texte de Nestlé (1904)» et «le Texte U.B.S. des Sociétés Bibliques Unies
(United Bible Societies)». Aucun des éditeurs de ces textes furent des chrétiens
réels. Tous sont des partisans du Modernisme et plusieurs sont des Catholiques
Romains. En fait, le Texte Néologique favorise le Catholicisme dans toutes ses
parties et il est la base de toutes ses traductions et versions de la Bible qui ne
proviennent pas du Latin. Le Texte Critique est le point de départ de toutes les
déviations de la foi. La base de son érudition est la tyrannie des experts qui
dominent sur le christianisme avec leurs spéculations d’une Parole de Dieu
approximative.
La différence est vaste entre le Texte Reçu et le Texte Néologique. Dans le
Nouveau Testament seul il y a au-dessus de 8,000 divergences grammaticales.
Il est vrai que plusieurs de celles-ci sont insignifiantes, mais plusieurs autres sont
d’une importance capitale. Plus de 2,800 mots qui sont dans le Texte Reçu ne
sont pas inclus dans le Texte Néologique qui est la base de toutes les versions
modernes de la Bible. Des mots, des versets, des paragraphes entiers ne se
retrouvent plus dans les nouvelles versions ou sont mit en [crochets] pour semer
le doute de leur authenticité. Les promoteurs de ces nouvelles versions, dont la
majorité proviennent de l’œcuménisme et des mouvements évangéliques,
30
affirment tous que les divergences sont mineures et n’affectent aucunement les
doctrines. Ceci est un mensonge monstrueux élaboré pour séduire ceux qui se
justifient par leur libre choix, et dont la vaste majorité sont indolents et gobent
tout ce qui leur est dit par leurs prétendus pasteurs. Le mot «doctrine» signifie
«enseignement», et tout manque de présenter la Parole de Dieu avec une
précision intégrale est un problème doctrinal sérieux. Il est possible avec des
versions modernes, dont plusieurs parties ne peuvent faire autrement que de
s’accorder avec le Texte Reçu, de proclamer l’Évangile de la Grâce à des
Catholiques, des Mormons, des Baptistes et des Pentecôtistes. Même qu’il est
possible de prouver la divinité de Christ avec la Traduction du Monde Nouveau
des Témoins de Jéhovah qui, elle aussi est basée sur le même Texte
Néologique. Ces choses sont l’évidence de la puissante main de Dieu qui
confond tous les efforts du malin qui perverti l’Écriture dans les versions
modernes. Mais cela ne signifie point que les modifications ne sont pas
insignifiantes et qu’elles n’affectent point les doctrines essentielles. En voici
quelques-unes qui soit sont retranchées, altérées ou placées entre [crochets]
comme cela est souvent la pratique.
1- LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
• MARC 9 :24 – Le témoignage du père de l’enfant que Christ est
«Seigneur» est enlevé.
• LUC 2 :33 – La divinité de Christ est attaquée en changeant «Joseph et
sa mère» pour «Son père et sa mère».
• LUC 23 :42 – La confession du malfaiteur est changée à «Jésus» plutôt
que «Seigneur».
• JEAN 3 :13 – Les versions modernes enlèvent «qui est au ciel» ou
ajoutent ces mots entre [crochets], éradiquant ou semant le doute de la
divinité et de l’omniprésence de Christ.
31
• ACTES 8 :37 – Ce verset est soit enlevé ou placé entre [crochets],
enlevant ou mettant le doute que «Jésus-Christ est le Fils de Dieu»,
attaquant ainsi l’incarnation et la divinité de Christ.
• ACTES 9 :6 – Le texte est soit enlevé ou placé entre [crochets], enlevant
ou mettant le doute sur le témoignage de l’apôtre Paul que Christ est
«Seigneur».
• 1 CORINTHIENS 15 :47 – L’expression «est le Seigneur» du ciel est
complètement retranchée, enlevant ce témoignage puissant que Jésus-
Christ est le Seigneur du ciel.
• APOCALYPSE 1 :11 – La section du témoignage de Christ sur sa
personne, «Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier» est
complètement retranchée, indiquant que les éditeurs, les promoteurs, et
ceux qui professent leur foi en ces versions dénaturées, ont leur nom
retranché du livre de vie et qu’ils n’ont aucune part avec Christ (Apoc.
22 :19).
Mais cela n’est pas tout, plusieurs versions adultérées enlèvent des noms et des
désignations qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ ou les placent entre
[crochets]. Cette analyse fut faite sur la Bible Segond N.E.G. de 1975.
• SEIGNEUR est retranché de Matt. 13 :51, Marc 9 :24; Ac. 9 :6; 2 Cor.
4 :10; Gal. 6 :17; 2 Tim. 4 :1; Tite 1 :4.
• JÉSUS est retranché de Matt. 8 :29; 16 :20; 2 Cor. 4 :6; 5 :18; Col. 1 :28;
Phil. 6 :1; 1 Pi. 5 :14.
• CHRIST est retranché de Luc 4 :41; Jean 4 :42; Ac. 16 :31; Rom. 1 :16;
1 Cor. 16 :23; 2 Cor. 11 :31; Gal. 3 :17; 4 :7; 1 Thess. 2 :19; 3 :11,13; 2
Thess. 1 :8; Héb. 3 :1; 1 Jean 1 :7; Apoc. 12 :17.
• JÉSUS-CHRIST est retranché de 1 Cor. 16 :22; Gal. 6 :15; Eph. 3 :9; 2
Tim. 4 :22.
32
• SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST est retranché de Rom. 16 :24; Eph. 3 :14;
Col. 1 :2.
• FILS DE DIEU est retranché de Jean 9 :35; 6 :69.
2- LA DOCTRINE DE L’EXPIATION
Considérez les retranchements suivants sur cette doctrine essentielle, sans
laquelle il n’y a point de salut. Seuls les ennemis de la croix peuvent lancer une
telle attaque contre le sacrifice expiatoire et vicarial du Seigneur Jésus-Christ
pour nos péchés.
• COLOSSIENS 1 :14 – Les versions modernes enlèvent la phrase
cruciale «par son sang».
• HÉBREUX 1 :3 – Les mots «ayant fait par soi-même» sont enlevés dans
les versions modernes dans le but d’affaiblir le témoignage de ce que
Christ a accomplit de lui-même sur la croix.
• 1 PIERRE 4 :1 – Les versions adultérées enlèvent les mots «pour
nous», insinuant que Christ n’a pas souffert pour nous, nous éradiquant
complètement comme les sujets de ses souffrances.
• 1 CORINTHIENS 5 :7 – Encore une fois nous voyons que «pour nous»
est enlevé des versions modernes pour nous dire que Christ, notre
pâque n’a pas été sacrifié pour nous. C’est une attaque directe au
sacrifice de la croix et à notre salut.
3- LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE
Le Texte Critique et les versions modernes attaquent d’une manière étrange la
doctrine du jeûne. Quoique certaines références à cette doctrine demeurent dans
leur texte, plusieurs passages significatifs sont enlevés ou placés entre
[crochets].
33
• MATTHIEU 17 :21 – Ce verset est enlevé au complet ou placé entre
[crochets] pour enlever ou mettre le doute que des démons peuvent être
chassés par la prière et le jeûne. La seule raison possible pour ceci est
que des démons sont derrières les versions modernes. Puisque le mot
«démon» signifie littéralement «un esprit de travers», c’est-à-dire «un
esprit de contradiction ou un esprit de critique», nous avons l’évidence
que le Texte Critique est un Texte Démoniaque en lequel agit la
puissance des ténèbres.
• MARC 9 :29 – Les paroles «et par le jeûne» sont complètement
enlevées. Les mauvais esprits de la Critique Textuelle craignent
sûrement d’être découverts et chassés par la vérité du texte intégral
retrouvé dans le Texte Reçu.
• ACTES 10 :30 – Nous lisons dans la Bible Martin, la Bible Ostervald, et
la Bible de l’Épée : «Alors Corneille dit : Il y a quatre jour, à cette heure
que j’étais en jeûne et en prière…», mais les versions modernes qui
suivent le Texte Critique enlèvent les mots «en jeûne».
• 1 CORINTHIENS 7 :5 – Ici encore nous voyons que les mots «au jeûne»
sont retranchés du texte des versions modernes.
Ceux qui ont déjà combattu dans des batailles spirituelles contre les puissances
des ténèbres savent que la prière est une source spirituelle puissante, mais ils
savent aussi qu’il y a des forteresses diaboliques qui ne peuvent être renversées
par la prière seule sans le jeûne. Enlevé le mot «jeûne» de la Bible est
l’équivalent d’enlever une partie essentielle de l’armure du soldat avant de
l’envoyer au milieu de la bataille. Lorsque nous regardons tous ces versets dans
leur ensemble, une disposition d’attaque définitive se fait voir dans le Texte
Critique, ses traductions et versions, contre le jeûne en tant qu’une arme
spirituelle. Ceci est encore plus sérieux à la lumière du fait que l’Écriture nous
avertit que la guerre spirituelle est pour s’intensifier juste avant le retour du
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Seigneur Jésus (2 Tim. 3 :1,13). Ne vous laissez donc pas séduire ou intimider
pour accepter une Bible qui a enlevé l’armure importante du jeûne de son texte,
car votre vie spirituelle en dépend.
Les versions modernes de la Bible sont basées sur un texte grec fautif, voir
même démoniaque, introduit par des hommes qui furent des apostasiés de la foi
chrétienne et biblique, et propagé par un esprit de duplicité infernal. Nous vous
prions de vous en détacher et d’adopter une des versions de la Bible des
Réformateurs.

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